lundi 18 avril 2016

De l'utilité d'une ombrelle

Titre : Sans âme
Auteur : Gail Carriger
Edition : Orbit


Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Un roman aux critiques élogieuses, qui m'a surprise à bien des niveaux. Tout d'abord, le style de l'auteur, les termes utilisées sont souvent vieillots, les tournures de phrases désuètes nous plongent à merveille dans cet univers victorien. Un roman ambivalent entre le roman historique ( observation des moeurs anglaises de la fin du XIX ème siècle ) et le roman fantastique ( la société a reconnu l'existence des loups garous, vampires et autres fantômes). Un rythme un peu lent au début, le temps de placer les différents personnages, mais tout s’accélère à la moitié du roman.
Une héroïne atypique, attachante malgré un caractère bien trempé et qui sort des schémas classiques de la belle devant qui tout le monde se pâme. Armée de sa fidèle ombrelle, elle devra faire face à des ennemis sans pitié.
Une aventure sans réelle surprise pour les lecteurs attentifs, mais on se laisse emporter par la plume de l'auteur, même si j'en conviens il faut un temps d’adaptation. L'humour, très anglais, est bien présent au fil des pages et on ne s'ennuie pas une seconde en compagnie des divers protagonistes. Des personnages secondaires délicieux; tel le majordome pince sans rire ou le béta de la meute, le professeur Lyall, qui sauve son alpha de situations souvent incongrues.
Au final un premier tome qui se suffit à lui même, la suite existant je vais m'empresser de la lire, car j'avoue être curieuse et vouloir retrouver Lord Maccon, le loup  Garou, et ses acolytes.
A lire pour les amateurs de romans historiques et de romans fantastiques.

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