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samedi 3 juin 2017

Hyacinthe

Couverture La chronique des Bridgerton, tome 7 : HyacintheTitre ; Hyacinthe
Auteur : Julia Quinn
Editeur : J'ai Lu
Série : Chronique des Bridgerton

Hyacinthe, la cadette des Bridgerton, l'une des meilleures familles du Londres dans les années 1920, est-elle destinée au célibat ? Trop fine mouche, trop directe, la jeune fille n'a rien de l'héritière effacée qu'attendent les hommes de la bonne société. Pourtant ce n'est pas une raison pour finir vieille fille ! Certes, quand Gareth Saint-Clair, un aristocrate à la réputation douteuse, croise son chemin, on est loin du coup de foudre. Mais la traduction, à quatre mains, d'un journal intime écrit en italien va jouer un rôle qui n'était pas du tout prévu...

Voici l'avant dernier tome de la série consacrée à la famille Bridgerton et le moins que l'on puisse dire c'est que tous les tomes ne se valent pas. Après deux excellents opus, l'un consacré à Colin, l'autre à Francesca, j'avais été très déçue par celui sur Eloïse. C'est donc la raison pour laquelle j'ai attendu un peu avant de lire celui-ci.
Ce tome est consacrée à Hyacinthe, petite dernière de la tribu qui n'a jamais connu son père ( il est décédé avant sa naissance). Dans les romans précédents, la jeune fille est décrite comme quelqu’un de très franc qui ne mâche pas ses mots. Effectivement, nous nous apercevons ici qu'Hyacinthe a un fort caractère et que sa famille, du fait d'être la dernière née, lui passe beaucoup de choses. Son intelligence hors du commun et le fait qu'elle ne la cache pas, ne lui apporte pas la faveur de ses pairs. La jeune fille est très proche de Lady Danbury, une vielle dame qui jette un regard acéré sur la bonne société et prend plaisir à l'ironie. Sa rencontre avec Gareth, petit fils de lady Danbury, va donner à Hyacinthe l'occasion de vivre une aventure qui va la sortir de la monotonie des salles de bals et des thés londoniens.: la traduction d' un journal italien appartenant à la famille du jeune homme va les entraîner dans une véritable chasse au trésor. Le franc parler de Gareth et le caractère d'Hyacinthe font des étincelles, leur relation n'est pas de tout repos, mais je n'en attendais pas moins d'une forte tête comme notre héroïne. Gareth est très intéressant à découvrir : sa filiation est remise en cause par son père et leur mésentente est impressionnante. Les moments où ces deux personnages se croisent donnent lieu à de vifs échanges pleins de ressentiments. Les origines de Gareth seront explicitées dans le roman et j'avoue ne pas avoir venir l'explication. La fin du roman est vite expédiée, un peu trop peut être, mais nous avons toutes les réponses attendues. L'épilogue est mignon comme tout et nous donne une réponse inattendue à cette chasse au trésor qui nous tient en haleine tout au long des pages.
Cette fois-ci, je me suis donc bien amusée avec ce volume. Les personnages sont bien vivants, les dialogues piquants, il n'y pas de temps morts et on se régale de les voir évoluer sous notre oeil attentif. Ce tome me redonne envie de découvrir les derniers tomes, celui consacré à Grégory et le dernier qui semble être une sorte de bilan à la saga.

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samedi 13 mai 2017

Le duc des péchés

Couverture Les fantomes de Maiden Lane, tome 10 : Le duc de MontgomeryTitre : Le duc de Montgomery
Auteur : Elisabeth Hoyt
Editeur : J'ai Lu
Série : les fantômes de Maiden Lane

Désireuse de récupérer des lettres compromettantes chez le duc de Montgomery, Bridget Crumb s’est fait engager à son service comme gouvernante. Mais ce don juan sans scrupule va évidemment remarquer cette jeune femme sérieuse et distante, dont il devine la sensualité à fleur de peau sous sa sévère robe noire. Il décide donc de la séduire. Partagée entre la nécessité d’accomplir sa mission secrète et le trouble dangereux que le duc éveille en elle, Bridget se laisse entraîner dans une aventure voluptueuse dont elle est sûre de ne pas sortir indemne.

Voici un tome pour le moins particulier. Nous avions déjà rencontré le duc de Montgomery dans les livres précédents mais il avait toujours le rôle sournois de celui qui créait les intrigues et ennuyait les héros. Difficile du coup de le voir dans le rôle de celui qui tombe amoureux et de ressentir de l'empathie pour un tel personnage. Au delà de son côté manipulateur et froid, on retrouve un héros blessé par une enfance dure auprès d'un père insensible et cruel. L'histoire qui se construit entre les deux personnages principaux ne m'a pas emballée plus que ça. Bridget est une gouvernante, certes efficace mais à qui il manque un petit quelque chose pour en faire un personnage attachant. Son attirance pour Valentine est explicable mais sa patience et sa bonté m'ont gêné. Val, lui est un personnage comme je les aime : détestable et sombre à souhait. Ses manœuvres incessantes pour accroître un pouvoir déjà considérable sont délectables, sa manière de manipuler son entourage, son absence de compassion et son incapacité à aimer lui donne un côté insensible qui sera cependant amoindri par la présence généreuse et altruiste de sa gouvernante. Un drôle de couple que nous a concocté l'auteur avec ces deux là.
J'ai trouvé tardif  et assez peu crédible le moment où Valentine revient vers sa belle. Leur histoire était déjà un peu bancale, la fin très rapide ne l'aide pas vraiment.
C'est avec plaisir que nous recroisons des personnages des premiers romans même si ils n'ont aucune sympathie pour notre maître chanteur préféré. 
Ce n'est clairement pas le meilleur de la série mais il tient la route et nous offre une autre vision des aventures de cette troupe qui s’agrandit au fil des tomes. L'auteur a relevé un joli défi : nous faire apprécier un personnage que l'on aimait détester dans ces romans précédents et ce n'était pas chose facile.

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lundi 24 avril 2017

Pembrooke Park

Couverture Le secret de Pembrooke ParkTitre : Le secret de Pembrooke Park
Auteur : Julie Klassen
Editeur : Milady

Jeune femme sensée, Abigail Foster s inquiète pour l'avenir de sa famille depuis qu'ils sont ruinés jusqu à ce qu'un étrange notaire leur propose d'emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s'y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor... Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l'amour qu'elle recherche depuis toujours...

Voici un roman anglais comme je les aime. Une ambiance gothique, des rumeurs de surnaturel, des personnages intrigants, des bruits inquiétants dans la pénombre de la nuit, des secrets bien cachés...
Issue d'une famille désargentée, Abigaïl et les siens acceptent de vivre à Pembrooke Park, demeure fermée depuis plus de vingt ans, abandonnée en l'état dans des circonstances mystérieuses. Les conditions émises lors de la location sont floues, la personne leur proposant la demeure préférant rester anonyme, mais sa famille n'a pas vraiment le choix et c'est avec son père qu'Abigaïl part s'installer à la campagne.
Pragmatique et sensée, la jeune fille ne se laisse pas déstabiliser par l'état du manoir et entreprend de le rénover avec l'aide des gens du village, triés sur le volet par l'énigmatique garde chasse.
Une ambiance sombre, mystérieuse, distillée par petites touches qui laisse entrapercevoir de sombres secrets. Pourquoi la famille précédente est-elle partie en laissant tout en l'état : le thé dans les tasses, les lits défaits, le feu dans la cheminée? Pourquoi la demeure est-elle restée fermée pendant toutes ces années? Qui est la mystérieuse femme qui rôde dans le cimetière sur la tombe du premier propriétaire mort assassiné ? Que cache cette maison de poupée qui reprend à l'identique la construction du manoir ? 
Nous oscillons entre romance et suspense, le point fort du livre étant cette ambiance si particulière que l'auteur a su mettre en place. C'est fort bien écrit, la description de la vie campagnarde de cette époque est particulièrement réussie. Les rumeurs et les lettres anonymes, la présence du cousin disparu et plein de petits détails donnent un côté mystérieux à notre lecture. Une demeure étrange qui cache beaucoup de choses : passage secrets, trésors, tableaux...
Les personnages sont tour à tour intrigants, attachants ou inquiétants et donnent corps au récit. La romance est légère mais présente et j'ai beaucoup apprécié la personnalité du héros. 
Dans la lignée des romans austeniens du dix neuvième, une excellente découverte!

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vendredi 24 mars 2017

Mariage à l'écossaise

Titre : Mariage à l'écossaise
Auteur : Tessa Dare
Couverture Les héritières, tome 3 : Mariage à l'EcossaiseEditeur : J'ai Lu
Série : Les héritières

 Comment faire ses débuts dans le monde quand on est une jeune fille anxieuse et d’une timidité pathologique ? Madeline Gracechurch est une godiche et elle le sait. Incapable d’affronter le badinage de la haute société, elle s’est inventé un soupirant pour qu’on lui fiche la paix : un fringuant Écossais, le capitaine Logan MacKenzie, qu’elle aurait rencontré à Brighton, et qui est fou d’elle car, dans sa correspondance avec ce fiancé imaginaire, Madeline a toutes les audaces. Fort heureusement, ses missives, égarées dans quelque caserne lointaine, resteront scellées à jamais. C’est ce qu’elle croyait, jusqu’au jour où Logan MacKenzie vient frapper à sa porte, bien décidé à exiger tout ce qu’elle lui a promis dans ses lettres !

Une romance historique pleine de charme, voici ce que nous offre Tessa Dare avec ce troisième tome de la série Les héritières. Pour échapper à la corvée des saisons londoniennes, Maddy s'est inventée un fiancé auquel elle a écrit pendant des années. Qu'elle n'est pas sa surprise lorsque cet homme fabriqué de toute pièce par son imagination fertile, pointe le bout de son nez en Ecosse et lui demande sa main. Contre toute attente, piégée par son propre jeu, Madeline se trouve contrainte d'accepter cette union mais essaie par tous les moyens de contraindre le capitaine MacKenzie à changer d'avis.
Les bases de cette romance sont déjà incongrues, mais la manière de l'écrire de l'auteur amène un côté loufoque aux personnages et aux situations proposées. Quand une jeune femme agoraphobe, isolée dans un château écossais, illustratrice de talent rencontre un ancien militaire déterminé à sauver ses camarades et à leur donner un foyer, cela fait des étincelles. Ajouter à cela des homards prêt à s’accoupler en animaux de compagnie, un compagnon d'arme avec une mémoire de poisson rouge qui oublie systématiquement les événements de la veille, un héros capable de lire Orgueil et Préjugés sans rougir ou une tante déjantée, vous aurez tous les ingrédients nécessaires pour passer un excellent moment.
La couverture est de plus absolument splendide et donne tout simplement envie de découvrir l'intérieur du roman. C'est pour le moment le tome que je préfère de cette série qui se distingue par le fait que les personnages n'ont pour seul point commun que d'avoir hérité d'un bien immobilier. Nous ne suivons pas un groupe d'amis ou une famille comme c'est le cas dans la plupart de ces romans. Les tomes peuvent donc se lire indépendamment les uns des autres. 

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lundi 6 mars 2017

Sur du velours

Couverture La Vénus en veloursTitre : La vénus en velours
Auteur : Loretta Chase
Editeur : J'ai Lu
Série: Dressmakers

Simon Blair, marquis de Lisburne, est d’emblée séduit par Léonie Noirot. Pragmatique et ambitieuse, cette rousse pulpeuse dirige la célèbre Maison Noirot, un atelier de couture londonien qui a le vent en poupe. Léonie soutient que la mode peut rendre belles toutes les femmes, même les plus communes. Ainsi lady Gladys, la cousine de Simon, sera bientôt la reine de la saison, promet-elle. Amusé, Simon lui prédit un échec cinglant et lui lance un pari : si elle réussit, il lui offre un tableau de Botticelli, si elle échoue, elle lui devra deux semaines de plaisir. Chacun est bien décidé à donner à l’autre une bonne leçon, mais l’enjeu n’est-il pas trop élevé quand on mise son cœur?


Voici le troisième tome de la série Dressmakers et avec lui l'histoire de la benjamine des soeurs Noirot, propriétaires d'une maison de haute couture dans le Londres du XIX ème siècle. 
Plus pragmatique, Léonie est celle des trois sœurs qui tient les comptes et fait tourner la boutique pendant que son aîné crée des modèles uniques et que sa cadette s’occupe de la réputation de la maison au travers des journaux et des différentes mondanités. La rousse Léonie a fort à faire dans cet opus. Elle doit tout gérer seule maintenant que ses deux soeurs sont mariées à des pairs du royaume. Elle prend le pari de transformer une jeune fille amère et mise de côté en reine de la saison. De son côté Simon Blair, cousin de la jeune personne à transformer, lui prédit un échec retentissant. 
J'ai beaucoup  apprécié de retrouver des personnages que j'avais croisé dans les premiers tomes et cet univers autour de la mode que j'affectionne tant. Les personnages secondaires de cette romance sont bien développés et j'avoue avoir particulièrement apprécié les prestations du poète maudit Swanton, cousin de Simon. C'est très drôle de le voir admiré par un public féminin et décrié par la gent masculine. 
La petite intrigue qui sert de fil conducteur au roman est sympathique, les diverses réparties entre les personnages sont drôles, mais j'avoue avoir préféré les tomes précédents. La personnalité de Léonie, ne correspond pas vraiment à ma vision d'une romance historique. Elle est trop réaliste et déterminée à placer sa maison de couture au dessus de tout. J'ai suivi leur péripétie comme dans un film, sans être vraiment immergée dans ma lecture. Cela reste quand même un bon roman, mais qui n'a pas le niveau des deux précédents. La série comporte un quatrième opus qui nous permettra de suivre la romance de Clara, celle par qui tout débute.

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samedi 25 février 2017

Scandale en satin

Couverture Scandale en satinTitre : Scandale en satin
Auteur : Loretta Chase
Editeur : J'ai Lu
Série : Dressmakers


Sous ses grands yeux bleus d’apparence innocents, Sophy Noirot est en réalité une vraie friponne, dont les principaux atouts sont le sens du scandale et de la réclame. Quoi de mieux quand on tient une boutique de robes pour se faire connaître ? Et bientôt, elle croise le chemin du comte de Longmore…





Voici le deuxième tome de la série de romance historique Dressmakers. Après le mariage de l'aîné des soeurs Noirot avec le duc de Clevedon, la maison de couture doit faire face à l'ostracisme de certaines personnes, notamment la mère de Lady Clara  qui n'accepte pas que le duc ait refusé de se marier avec sa fille. Afin de réhabiliter leur nom, malmené par ce mariage, Sophy infiltre la bonne société pour observer les bals et ainsi donner des descriptions détaillées aux journaux qui relatent les événements mondains de la saison. La qualité de sa plume et son sens de l'observation et de la répartie font des merveilles mais ce n'est pas suffisant pour relancer leur activité. Il faut le départ de Lady Clara, qui s'enfuit suite à un scandale, pour que Sophy montre toutes ses possibilités. Ingénieuse, maline, capable de se grimer et de rentrer dans la peau de n'importe quel personnage, ses proches attendent d'elle qu'elle sauve une situation devenue inextricable. Accompagnée du comte de Longmore, elle met sur pied un stratagème pour débarrasser Clara de son fiancé opportuniste et redorer le blason de la maison Noirot.
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé tous les protagonistes du roman précédent, le couple mis à l'honneur dans ce tome, constitué de la deuxième des soeurs et du frère de Clara, meilleur ami de Clevedon, fonctionne à merveille. L'intrigue, bien ficelée fait la part belle aux divers déguisements de la demoiselle et c'est avec un grand plaisir que l'on observe toutes les idées, plus ou moins folles, qu'elle a pour sauver une situation, souvent désespérée. Fidèle à sa réputation de débauché pas très malin, Longmore la suit partout et lui prouve qu'il est certainement plus réfléchi qu'il ne le laisse soupçonner. Ce roman est très énergique, comme son héroïne et nous entraîne dans un véritable tourbillon. Les réparties sont drôles, les actions souvent déraisonnables et le tout nous donne une impression de légèreté envoûtante à la chorégraphie savamment orchestrée.
Comme dans le premier tome, la part belle est faite aux descriptions des diverses tenues portées par le beau monde et crées par les trois soeurs. Rien de trop lourd néanmoins, juste de quoi exacerber notre imagination.
Encore une fois un très bon tome d'une série que j'apprécie particulièrement. Le suivant est d'ors et déjà publié et c'est avec plaisir que je me suis penchée sur les aventures de la dernière des soeurs Noirot. 

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samedi 18 février 2017

En quelques coups de ciseaux

Couverture Sur la soie de ta peauTitre : Sur la soie de ta peau
Auteur : Loretta Chase
Editeur : J'ai Lu
Série : Dressmakers

"Le mot que vous cherchez est style, Votre Grâce". Le duc de Clevedon se demandait justement quelle qualité indéfinissable rendait Mme Noirot si fascinante. Celle qui ose se présenter comme "la plus grande couturière du monde" veut le convaincre que sa future femme doit lui commander toutes ses toilettes si elle veut tenir dignement son rang. Sous cette apparence gracieuse, Mme Noirot est une redoutable femme d'affaires. Clevedon devrait lui rire au nez. Il en est incapable. Car, bien que ses fiançailles soient sur le point d'être annoncées, c'est cette adorable roturière qui occupe toutes ses pensées.

Cette série de romance victorienne sur des couturières, je l'ai commencé il y a plusieurs années. A l'époque, seuls les deux premiers volumes avaient étés publiés. J'ai Lu venant de sortir le troisième et avant dernier tome, j'ai décidé de relire ce premier opus et d’enchaîner les trois volumes.
Propriétaires d'une maison de couture haut de gamme, les trois soeurs Noirot sont déterminées à réussir et à habiller une riche clientèle. Le talent de créatrice de Marcelline peut y contribuer mais à cette époque, les contraintes sociales sont très fortes et à moins de parvenir à attirer une jeune femme bien née, leur maison est condamnée. C'est ainsi que par un jeu de paris et d'audace, Marcelline essaie de convaincre le duc de Clevedon de les laisser réaliser le trousseau de la future duchesse. Mais l'attirance entre les deux est telle que tout ne se passera pas comme ils l'ont prévu.
Une romance historique différente avec une héroïne déterminée, séductrice,capable d'embobiner n'importe qui. Le héros est assez classique pour ce type de romance, fort, charmeur, avec beaucoup d'humour et capable de lutter de pied ferme contre une société qui veut lui imposer son point de vue. 
Le petit plus de cette série est le contexte de la maison de couture. Nous voyons les dessous de la confection et l'auteur prend plaisir à nous décrire ses robes d'un autre siècle. 
Le roman connaît quelques rebondissements plus ou moins prévisibles et ne comporte pas de temps mort.  Quelques scènes sont vraiment plaisantes (toutes celles se déroulant à Paris au début du roman) et d'autres touchantes (la traversée de la Manche en bateau ou l'incendie). 
Les héros vont faire preuve de beaucoup de tergiversations avant d'arriver au happy end attendu, pour notre plus grand plaisir. J'ai beaucoup apprécié le fait que les deux personnages principaux aient déjà un passé derrière eux, pour une fois, nous n'avons pas affaire au cliché de la jeune fille séduite par un gentleman.
Les personnages secondaires sont bien posés, que ce soit les deux soeurs de Marcelline qui ont chacune un caractère propre et bien détaillé ou la jeune Lucie, déjà très déterminée, comme sa maman. Cette série comporte donc trois tomes déjà publiés et un quatrième à venir. Chacun mettra une des soeurs à l'honneur et j'avoue avoir eu beaucoup de plaisir à lire leurs aventures. 
Une romance historique bien écrite dans un univers très féminin et qui met en avant des personnages au caractère bien trempé. On retrouve la plume de Loretta Chase, auteur fort connu des lecteurs de romance historique.
Je ne peux que vous le conseiller si vous aimez ce type de lecture.

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lundi 13 février 2017

L'agence Evensong

Couverture L'agence de Mme Evensong, tome 4 : Sous le charme d'HarrietTitre : Sous le charme d'Harriet
Auteur : Maggie Robinson
Editeur : J'ai Lu
Série : L'agence de Mme Evensong

Résignée à rester vieille fille, Harriet Benson travaille pour la célèbre agence Evensong, où ses talents d'organisatrice font merveille. Sa patronne la recommande à sir Thomas Featherstone, qui cherche une assistante pour monter une association d’artistes, projet ambitieux que ce mécène visionnaire est bien incapable de gérer seul. Et c'est là que les ennuis commencent... Car sir Thomas tombe fou amoureux de la jeune fille au premier regard et lui propose de devenir sa maîtresse. Harriet y voit l'occasion inespérée d'échapper quelque temps à son quotidien morose. Sauf que les apparences sont parfois trompeuses.

Sous le charme d'Harriet est le quatrième tome de la série de romance historique L'agence de Mme Evensong. J'avais lu les trois premiers tomes cet été et j'avais bien accroché avec ces romans. Le quatrième venant de sortir je me suis donc empressée de le dévorer. Dans ce tome nous retrouvons des personnages déjà rencontrés précédemment et qui sont, à leur tour, mis à l’honneur. L'agence de placement de Mme Evensong n’apparaît qu'en filigrane, elle sert juste de prétexte à la rencontre entre les deux héros. Suite à sa crise d’appendicite, Harriet est encore très fragile, au tout début du roman, sujette à des crises de fatigue inexplicables et subites. C'est donc pour cela qu'elle ne travaille que par demi journée chez Calamité (quel surnom...vraiment). Lui est un mécène, obsédé par l'art qui souhaite entretenir des artistes prometteurs et leur offrir un lieu propice à leur art. Loin des standards des dandys de l'époque, il est atypique, désordonné et a clairement besoin d'une personne pour l'aider à gérer son association. Harriet est tout son contraire, organisée, posée et faisant de son mieux pour contenter son père et son employeur. 
Ce tome ne m'a pas vraiment convaincue, j'ai trouvé les situations tirées par les cheveux et les personnages assez fades. Il y a peu d'actions et beaucoup de tergiversations contrairement aux tomes précédents qui étaient plus enlevés. La famillle d'Harriet ressemble à un vrai cliché : un père misogyne et à la limite de la maltraitance, obtus et un brin psychopathe, des frères cadets insouciants pour qui tout est du. Alors je sais bien que la place de la femme dans ce Londres du XIX ème n'est pas enviable, mais là c'est un poil trop. La romance entre les deux héros ne fonctionne pas bien et ne fait pas rêver, ce que j'attends de ce type de roman.
Du coup je suis assez mitigée par rapport à cette lecture et finalement ravie que ce soit le dernier tome.
Par contre j'ai été charmée par la superbe couverture avec en fond le parlement londonien, la tamise et Big Ben et une charmante jeune femme de profil avec une robe à tomber.

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samedi 28 janvier 2017

L'imposteur

Titre : l'imposteur
Auteur : Lisa Kleypas
Edition: J'ai Lu

Couverture L'imposteurLorsque son époux disparaît dans un naufrage sur la côte occidentale des Indes, Lara n'éprouve guère de chagrin. De fait, Cameron lui a laissé un souvenir amer du mariage. Exilée dans un petit cottage, la veuve de Lord Brancroft se consacre à ses oeuvres charitables, tandis que les héritiers s'attribuent le manoir. Jusqu'au jour où leur parvient une nouvelle incroyable : Cameron vient de débarquer à Londres ! Sinistre perspective pour ceux qui s'étaient hâtivement approprié son titre et ses terres. Et qui, furieux, doivent plier bagages… Résignée, Lara s'apprête à reprendre une vie commune qui la meurtrie. En se jurant toutefois de ne plus jamais laisser Cameron approcher son lit… Qu'il retrouve donc ses maîtresses ! Pourquoi, alors, éprouve-t-elle ce trouble étrange en présence de son mari ? Amaigri, buriné par l'aventure à laquelle il a survécu, Cameron a changé. Mais est-ce bien lui ou s'agit-il d'un imposteur ?

Voici une romance historique de l'auteur américain Lisa Kleypas, bien connue des amateurs du genre.  Alors qu'elle se pense veuve suite au décés lors d'un naufrage de son mari, Lara a la surprise de le retrouver, un beau matin, bien vivant et toquant à sa porte. Désemparée par ce retour plus qu'inattendu, la jeune femme doit retrouver des habitudes qu'elle avait mises de côté. Mais le quotidien semble légèrement différent, les attentions de son époux sont plus nombreuses, sa manière de la regarder différente et surtout elle éprouve des sensations jusque là inconnues. Et la question fatidique se pose : est ce bien Cameron qui est revenu au pays où un imposteur lui ressemblant étrangement ? Tout le charme de cette romance victorienne tient en ce mystère. Loin des classiques rencontres de ce type de romans, l'imposteur nous mène en bateau tout au long de ces pages. Comme l'héroïne, on voit bien que quelque chose cloche, mais il nous faudra attendre les dernières pages pour connaître le fin mot de l'histoire. 
J'ai beaucoup aimé le regard de l'auteur sur la société et en particulier, la vie de couple de la soeur de Lara, aux prises avec un mari violent. Le XIX n'était pas clément avec les femmes et nous le voyons bien, avec cette histoire et la manière dont les deux filles ont du se marier, forcées par des parents qui cherchaient pour elles, un beau mariage, sans se soucier du reste.
J'ai trouvé un peu ridicule les deux héritiers de Cameron qui possèdent le château au début du roman et sont contraints de le rendre à l'apparition de ce dernier. Leurs propos, souvent vulgaires, en désaccord avec cette société où les bons mots font lois,  et leur manière de décorer le manoir en font des personnages détestables et un peu trop caricaturaux.
Au final, ce n'est pas un des meilleurs romans de l'auteur, j'ai préféré largement la série Les Hathaway ou celle sur la ronde des saisons, mais il a le mérite de changer un peu des romances conventionnelles. 


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samedi 17 décembre 2016

Des défis en veux-tu en voilà

Titre : L'amour en 9 défis
Auteur : Sarah MacLean
Editeur : J'ai Lu
Couverture La Famille St. John, tome 1 : L'amour en 9 défis

Gabriel, marquis de Ralston, vient d'apprendre l'existence de sa sœur bâtarde Juliana, qui arrive tout droit d'Italie. Pour lancer dans le beau monde cette jeune fille aux origines douteuses, il lui faut un chaperon exemplaire. Pourquoi pas lady Calpurnia Hartwell qui est considérée comme un parangon de vertu ? Elle sera garante de la réputation de Juliana.

Sauf que Calpurnia est en train de se rendre compte que sa vie l'ennuie profondément. Elle a même établi une liste de choses scandaleuses à faire avant de finir ses jours dans la peau d'une vieille fille flétrie. Et pour cela, elle compte bien sur Gabriel, le débauché le plus célèbre de Londres.


Voici une romance historique très sympathique et qui sort un peu des sentiers battus. Calpurnia, notre héroïne est considéré comme une vieille fille. Amoureuse depuis toujours d'une homme qui ne l'a jamais remarqué, elle s'étiole et s'ennuie dans un monde ou les femmes n'ont aucun droit, juste celui de se marier et de procréer. Mais comment sortir de sa mélancolie et de son désœuvrement lorsque les seules demandes en mariage qu'elle obtient sont celles de vieux messieurs ou de coureurs de dot? Après une énième soirée désagréable passée à essuyer les remarques désagréables et inopportunes de ses proches, Calpurnia décide de prendre son destin en main et de relever neuf défis pour rendre sa vie plus intéressante. 
A partir de là, le roman devient franchement drôle, notre demoiselle se retrouve dans des situations plus incongrues les unes que les autres au grand dam de Gabriel qui la sauve in extremis de ses mauvais choix. En chaperonnant Juliana, la soeur du marquis, notre héroïne est amenée à le côtoyer régulièrement, la proximité aidant, les deux héros se rapprochent et une romance se noue ente eux.
J'ai beaucoup aimé voir Callie renaître à la vie, laisser tomber son côté sage pour découvrir des plaisirs interdits. Certains passages sont hilarants (quand elle décide d'apprendre l'escrime dans un club masculin) d'autre plus émouvants (ces moments ou elle s'aperçoit qu'elle est passée à côté de sa vie) mais le ton est toujours juste. Il est très intéressant de voir cette jeune femme, trop moderne pour son époque, regarder la condition féminine avec autant de lucidité.
La patience de Gabriel est remarquable. Entre sa sœur et son chaperon, il a fort à faire et ne faiblit jamais. Ses idées sont progressistes car même si au début du roman il s'insurge contre les défis que Callie s'est lancés, il finit tout de même par l'aider à les accomplir ( et pour la société de l'époque, ce n'est pas rien).
Les personnages secondaires sont un bon complément à cette lecture et l'enrichissent. Comme souvent dans les romances historiques, ils deviendront les héros des tomes suivants puisque celui ci n'est que le premier d'une trilogie. La famille Saint John a encore pas mal de choses à nous dévoiler pour notre plus grand plaisir.

dimanche 27 novembre 2016

Outlander

Titre : Le chardon et le tartan
Auteur : Diana Gabaldon
Editeur : J'ai Lu
Série : Outlander

Couverture Le chardon et le tartan, tome 1Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L'Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain...


Voici le premier volet de la série Outlander. Cette saga, découverte grâce aux réseaux sociaux est en cours d'adaptation télévisuelle et rencontre énormément de succès. C'est donc avec une grande curiosité que je me suis plongée dans les aventures de Claire, jeune femme du XX ème siècle qui se retrouve propulsée en 1743. Elle doit s'adapter à son environnement, très rudimentaire et se retrouve mêlée bien malgré elle aux prémices du soulèvement des Highlands qui entraînera la bataille de Culloden et le changement définitif de la vie en Ecosse.
Très bien documenté, ce roman est très riche en rebondissements et nous plonge aux cœurs des intrigues complexes de l'époque. Entre révoltes écossaises, répressions anglaises, chasse aux sorcières ou voyages temporels nous suivons l'adaptation difficile de la jeune infirmière à cette époque troublée.
Les réactions de l'héroïne sont parfois dénuées de bon sens mais on se laisse entraîner par l'action et la romance. Car au final, ne nous en cachons pas, Outlander est un livre de romance et d'aventure très réussi. L'auteur n'épargne rien à ses personnages: perversions, jalousie, traîtrise, tout est mis en place pour rendre le lecteur dépendant. Le côté historique a été un gros plus pour moi et je me suis plongée dans l'Histoire de cette écosse méconnue. Je n'avais, bien sûr jamais entendu parler de Bonnie Prince Charlie et des rebellions jacobites, Outlander m'a permis d'y remédier.
Au final cette saga est très intéressante et clairement addictive. Je pense lire la suite, sans souci et voir la version télévisuelle dès que possible.

samedi 7 mai 2016

Pas si fou que ça

Couverture La folie de Lord MacKenzieTitre : La folie de lord Mc Kenzie
Auteur : Jennifer Ashley
Editeur : J'ai Lu
Série : Les Mackenzie




Beth Ackerley, veuve fortunée, se fiance avec un jeune notable. Elle fait ensuite la connaissance de Ian Mackenzie qui lui apprend les mœurs dissolues de son fiancé et décide de la conquérir.





Un gros coup de coeur pour cette romance historique. Grâce à un personnage masculin hors norme, l'auteur sort des sentiers battus de ce type de roman et nous offre une petite pépite.

Considéré comme fou par la plupart des personnes qui le côtoient, Ian Mackenzie est certes atypique mais absolument pas atteint de folie. Il a pourtant passé plusieurs années à l'asile (et on frémit quand on sait ce que représente un asile de fous au XIX ème siècle) enfermé par un père cruel et incapable de gérer la différence de son fils. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé Ian, la description des ses capacités hors norme et de son attitude faisant beaucoup pensé à un syndrome autistique. 
Beth, elle se retrouve à la tête d'une somme rondelette après avoir hériter. Issu des classes populaires, elle n'a pas l'éducation classique d'une lady, ce qui rend sa romance avec Ian possible. D'une patience d'ange, l'héroïne va aider Ian et ses frères à faire la lumière sur un meurtre commis plusieurs années auparavant, impliquant le duc et notre héros. 
Pas de temps mort dans ce récit, les personnages sont dépeints avec beaucoup d'exactitude, leurs réactions, parfois surprenantes pour un roman historique, nous font sourire. Entre voyage à Paris, théâtre londonien, Ecosse et visite des bas-fonds, l'auteur nous promène dans des décors forts sympathiques. La romance se construit pas à pas, différemment des habitudes de ce type de roman. Le héros demandant à la demoiselle de l'épouser dès le début du livre, c'est ensuite une poursuite romantique pour arriver à ses fins.
 Nous apprenons à connaitre les différents Mackenzie qui seront les héros des tomes suivants. Au final une excellent romance historique, dépaysante qui donne envie de connaître un peu plus les différents membres de cette famille.
A lire si vous êtes, comme moi, amateur de romance victorienne.

mardi 26 avril 2016

Eleanore et Park

Couverture Eleanor & ParkTitre : Eleanor et Park
Auteur : Rainbow Rowell
Editeur : Pocket


Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l'habitude de s'asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l'ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.


Eleanor & Park me rappelle ce qu'est être fou amoureux d'une fille et fou amoureux d'un livre" (John Green)

Un roman jeunesse qui m'a énormément plu, c'est ce que nous offre Rainbow Rowell. Nous sommes au milieu des années 80 et Eleanore et Park sont deux lycéen américains ordinaires. Enfin ordinaires, pas tant que ça, Eleanore est rousse, ronde et vit dans une famille déstructurée. Park, est d'origine coréenne et vit dans une famille aimante et à l'écoute. Leur rencontre, dans le bus qui les emmène vers le lycée, est banale. Mais au fil des trajets, une amitié silencieuse se noue, à coup de comics, de cassettes audios et de petits gestes anodins.
De fil en aiguille, ils sympathisent et se rapprochent. Mais la vie d'Eleanore est dure, bien plus que Park ne peut l'imaginer. Ce décalage entre leur deux quotidien va créer des tensions jusqu'au dénouement final, fort bien orchestré par l'auteur. 
Petit bémol pour la couverture que je trouve terne, heureusement, des citations d'auteurs connus attirent le lecteur. Je trouve les couvertures anglophones beaucoup plus attrayantes.


Ce livre est magnifique, il retrace notre adolescence (pour moi qui suis née dans les années 70, j'ai vraiment vécu ce que l'auteur dépeint ), avec ses chagrins et ses illusions.  La vie d'Eleanore est incroyable dans sa dureté et pourtant si banale dans sa réalité, elle m'a profondément touchée et révoltée. Je ne peux que vous conseiller de lire ce roman, qui décrit avec beaucoup de tact les premières amours adolescentes.

A découvrir !

 

lundi 4 avril 2016

Qui se cache derrière cette plume?

Couverture La chronique des Bridgerton, tome 4 : ColinTitre : Colin
Auteur : Julia Quinn
Editeur : J'ai Lu
Série : La chronique des Bridgerton


" A trente-trois ans, M. Colin Bridgerton demeure un coeur à prendre. N'est-ce pas un défi exaltant pour les débutantes de cette saison ? " persifle la mystérieuse lady Whistledown dans sa chronique mondaine. Depuis l'âge de quinze ans, Pénélope Featherington aime secrètement Colin, sans nourrir la moindre illusion. Néanmoins. un pari va les rapprocher : c'est décidé, ils uniront leurs efforts pour démasquer lady Whistledown, la plume anonyme qui épingle le beau monde dans ses billets malicieux. Et, dans cette aventure, d'autres surprises pourraient être au rendez-vous.

Voici le quatrième tome de la série des Bridgerton, qui nous emporte sur les pas de Colin, troisième frère de la fratrie. Dans les tomes précédents, Colin était le personnage qui ressortait par rapport à ses frères et soeurs. Drôle, attentionné et aimable, toujours prêts à jouer des tours pendables, il me tardait de découvrir son histoire. Grand voyageur, il revient à Londres après un périple dans les Cyclades et se retrouve aussitôt assailli par la bonne société anglaise : Toujours célibataire, c' est un des partis les plus prisés de la capitale. Il renoue les liens d'amitié avec Pénélope Featherington, vilain petit canard déjà croisée dans les tomes précédents. Mais Pénélope a changé, considérée comme une vielle fille, elle s'est affranchie des décisions de sa mère en matière de mode et a gagné en maturité. Il va la découvrir sous un autre jour et leur recherche sur l'identité de la mystérieuse chroniqueuse Lady Whistledown va les rapprocher. 
Mais le principal intérêt de ce tome n'est pas la romance somme toute assez banale. Non son intérêt est de savoir qui se cache sous la plume de Lady Whistledown depuis tant d'années. Qui est cette fameuse chroniqueuse qui ne ménage pas ses pairs et dénonce leurs exactions? Nous voyons avec plaisir toute l'aristocratie se démener pour gagner le pari, lancé par l'une d'entre eux, et enfin démasquer cette rédactrice mondaine.
Ce tome, plein d'humour, réjouira toute lectrice de romance historique. Tous les ingrédients sont présents pour passer un très bon moment. Des situations romantiques aux déclarations enflammées, des amours naissantes à la complicité acquise, vous allez vous régaler ! 


lundi 14 mars 2016

Le deuxième frère

Titre : Benedict
Auteur : Julia Quinn
Éditeur : J'ai Lu
Série : La chronique des Bridgerton


Comme le rapporte la mystérieuse lady Whistledown dans sa chronique mondaine, on a vu, lors du fameux bal masqué des Bridgerton, le cadet de la famille, Benedict, en compagnie d'une ravissante inconnue vêtue d'une robe argentée. Mais à minuit, la belle s'est enfuie. Depuis, la haute société se perd en conjectures sur son identité. Benedict a beau la chercher dans tout Londres, elle semble s'être évaporée à jamais. Qui pourrait savoir que sous le masque de soie noire se cachait Sophie Beckett, la fille illégitime du comte de Penwood, haïe par sa marâtre qui la cantonne à l'office ? Quand Benedict croisera de nouveau Sophie, saura-t-il la reconnaître sous ses vilaines nippes de domestique ?

Julia Quinn nous livre ici le troisième tome de sa chronique familiale des Bridgerton. Après avoir suivi Daphné et Anthony, nous avons affaire ici à Bénedict, le deuxième des frères. Cette romance historique a un petit goût des contes de notre enfance. En effet, l'auteur s'est amusé à doter l'héroïne d'une famille en tout point semblable à celle de Cendrillon. La pauvre Sophie est donc exploitée par une belle-mère acariâtre et par deux soeurs par alliance. 
Elle rencontre son prince lors d'un bal masqué, s'enfuit à minuit et disparaît dans la nature. Un début en tout point semblable à celui de notre conte préféré.
Le roman, lui,  continue et nous retrouvons nos protagonistes deux ans plus tard. Benedict n'a pas pu oublier sa belle, mais n'est pas parvenu à la retrouver. Sophie, elle, s'est enfuie de Londres et survit en tant que femme de chambre dans une famille aisée, à la campagne. S'ensuit différentes scènes qui vont leur permettre d'apprendre à se connaître et à s'aimer (classique me direz-vous dans la romance historique).
J'ai beaucoup apprécié de retrouver cette famille atypique pour l'époque. Toujours beaucoup d'humour dans cet opus et des relations familiales entre les frères et sœurs bien décrites. La différence de statut social entre les deux héros est le sujet sensible du roman. La manière dont cette famille hors norme accepte Sophie, enfant illégitime d'un comte, et lui fait comprendre que les convenances ne sont pas tout, m'a beaucoup plus (mention spéciale à la mère de Benedict et la scène dans la prison). 
Les personnages du côté de Sophie sont méchants à souhait, tous les coups bas sont permis ! Un gros plus de cette série : les commentaires de la gazette de la mystérieuse lady Whistledown qui semble au courant de tout ce qui se passe dans l'aristocratie londonienne. Il me tarde de savoir qui se cache sous cette plume acérée...
Au final une romance historique bien ficelée, c'est avec plaisir que je continuerai ma découverte de cette famille. Prochain sur la liste : Colin et son humour décapant!

samedi 18 janvier 2014

Addiction au jeu

Titre : Le flambeur
Série : Le cercle des canailles
Auteur : Sarah MacLean
Edition : J'ai Lu


Couverture de Le Cercle des Canailles, Tome 1 : Le FlambeurDix ans auparavant, le Marquis de Bourne a été chassé de la haute société, ne gardant que son titre. Désormais l'un des associés des plus fameuses tables de jeux de Londres, le froid et dur Bourne fera tout pour regagner son héritage - y compris épouser la parfaite Lady Penelope Marbury.
Des fiançailles rompues et des années à se faire gentiment courtiser ont laissé Penelope avec peu d'intérêt pour un mariage confortable... et le désir de quelque chose de différent. Quelle chance que son nouveau mari ait accès à toutes sortes de plaisirs inexplorés !
Bourne est peut être un prince de l'ombre dans Londres, mais il a juré de tenir Penelope éloignée de ses faiblesses - un défi bien difficile à relever lorsque la lady découvre ses propres désirs et est prête à tout pour les réaliser... même à parier son coeur.


Une fois n'est pas coutume, je vous parle aujourd'hui d'une romance historique. Il m'arrive d'en lire (beaucoup en ce moment) et celle-ci a retenu mon attention pour diverses raisons.
Tout d'abord une couverture qui change de ce que l'on trouve généralement sur ce type de livres : pas de couples ni de jolies filles, non, un homme au charme indéniable qui nous donne envie d'aller voir plus loin.
Ensuite les deux principaux protagonistes, lui est un sale type, rendu aigri par la perte de l'intégralité de son héritage, floué par son tuteur, il n'a plus foi en rien et est devenue "une canaille " qui n'a aucune limite pour assouvir sa vengeance. Elle a plus de  vingt-huit ans et est resté vieille fille, à une époque où il est de bon ton de se marier tout juste sortie de l’adolescence. Suite à une rupture de fiançailles, elle est mise au ban de la société ce qui au final la soulage. Ces deux amis d'enfance se retrouvent dix ans après et la rencontre est explosive.
Pour finir le lieu central du roman : la maison de jeu, L'ange déchu, lieu de perdition de l'aristocratie où viennent s'encanailler les riches londoniens. Un endroit atypique, dans les beaux quartiers qui permet à tous, hommes ou femmes d'assouvir ses désirs : jeux, rencontres diverses, souvent sous couvert d'anonymat.
J'ai beaucoup apprécié les joutes verbales enter les deux héros, l'humour est très présent et les réparties sont savoureuses. 
Chaque chapitre débute par les lettres de la jeune Pénélope à son meilleur ami Mickaël, envoyé en pension à Eton, puis disparu de la circulation après son bannissement, ce qui renforce encore le côté têtu de Pénélope.
J'ai beaucoup apprécié de voir l'évolution des personnages dans un univers où finalement rien n'est tout blanc ou tout noir. 
Ce roman est le premier d'une série de quatre et je pense que j'irais lire les prochains, pour en savoir plus sur cet antre de perdition qu'est L'ange déchu et pour mieux connaître ses trois autres créateurs que nous avons aperçu ici.
A lire pour ceux qui aiment les romances historiques.